marguerite
Le chuchotement des clémentines
Emplissait de teintes opalines
Les étoiles trottinant toutes nues
La nuit revêtit son long manteau
Et m'inspira cents idéaux :
D'avec la norme j'avais rompu.
En trombe sur moi le bonheur
Tombait en un fracas rageur,
Et gonflait le flux de mes tempes
Une ombre que la lune enfanta ,
Comme une onde vers moi glissât,
Son petit pas battant la pompe.
Marguerite ! que j'avais tant cherché .
En ces lieux même me vint trouver !
Imprégnant de son halo le clair-obscur.
Par millier alors ses baisers je pris.
Nous embrassâmes le vent, la pluie,
Qui frémissait sous nos caresses.
La tempête de s'inviter à la fête,
A qui en sons et sangs nous tenions tête :
Elle fuya, repu de tant d'ivresse
Je vivait !Et sentait sous mes mains ,
Le galbe lisse de mon dessein,
Mes doigts tel des fanfarons
La réalité a des soupçon d'étrange
Après une nuit avec un ange,
Mon âme banni Cupidon